 |
|
 |
CORSE 2030
|
Rencontre de Pigna
juillet 2008
|
Cette rencontre avait pour objet la validation et l’amélioration par les participants du texte de nature programmatique « Corse 2030 ». Eléments de réflexions, plate-forme ou plutôt véritable réappropriation économique, démocratique, sociale et écologique dont nous avons tous besoin ?
Dominique TADDEI trace une analyse de la mondialisation en crise : crise financière, crise alimentaire, crise sociale. Sommes-nous à la veille d’une grande rupture ? Malgré la remontée du militantisme, il existe réellement un problème de blocage politique des appareils politiques. L’appel lancé par POLITIS ressemble plutôt à un appel de cartels d’appareils. En même temps en Corse tous nous constatons la montée de la société civile (droits de l’homme, collectifs de défense, écologistes...) qui se heurte tant aux archaïsmes de gauche que de droite et ne trouve pas le moyen de s’exprimer politiquement.
Toni CASALONGA explique comment en Catalogne se sont retrouvés des citoyens d’horizons très divers dans « convergences democratica « pour trace ensemble des perspectives politiques.
Sampiero SANGUINETTI explique que son approche des raisons de l’apathie économique n’est pas partagée par tous (cf « Corse le syndrome de Pénélope » Albiana). Les cercles de réflexions permettent de mobiliser sur les grands thèmes, telle la question du clientélisme favorisé par la structure institutionnelle française et qui devient la voie incontournable pour celui qui veut être élu. Derrière de clientélisme se cache le clanisme. Autre grand thème la méditerranée. Aujourd’hui alibi pour justifier les quotas d’immigration et les seuls intérêts de l’Europe. Quelle place pour une coopération entre ses rives ? La question du développement et du tourisme sont des thèmes essentiels. Comment envisager l’activité touristique sans être capable le satisfaire les besoins de la population touristique (dont l’approvisionnement alimentaire par des produits de terroir) et donc comment sauver le foncier pour sauver l’agriculture ?
Hélène SANCHEZ regrette l’absence de Françoise TOMEI et de Dominique MAUNY qui auraient pu développer leurs idées sur les questions de migrations et de métissage.
Fanfan GRIFFI exprime la formidable attente qu’il existe dans notre société : attente de rupture avec les pratiques clanistes, attente pour « faire autrement ».Ce temps de la rupture est venu. Notre socle c’est la Corse, il existe une véritable passion pour notre ile. Il n’y a qu’a voir le succès rencontré par les activités proposées de connaissance du patrimoine et de la culture corse (des tortues aux arts du feu en passant par le chant ). Oui il y a nécessité de s’ouvrir aux autres. Il n’y a pas d’avenir sans métissage, c’est une voie qui peut remettre en route notre société et l’éloigner de ses vieux démons.
Pour Jean Louis MORETTI l’individu seul peut beaucoup, souvent l’on pense à tord que seul le collectif prime. L’absence de programme s’explique : est-il utile d’avoir un programme avec un fonctionnement claniste ? Ce ne sont pas les documents, les études ou les financements qui manquent c’est avant tout l’imagination c'est-à-dire les idées. Il existe un malentendu avec le tourisme : en 1993 le plan de développement appréciait le tourisme comme « un mal nécessaire ». En 2008 avec le PADDUC il devient « une formidable opportunité ». On oublie que contrairement a d’autres contrées, 95 % de l’appareil touristique est de maitrise locale ! La dérive en Corse comme dans le monde c’est l’immobilier avec tous ses défauts et cela met l’opprobre sur cette activité économique qu’est le tourisme.
Nous constatons une accélération de l’aliénation du foncier. Des terres agricoles sont vendues par des agences immobilières ce qui est nouveau .La CTC pose par la voie de ROCCA SERRA la question de la dé-sanctuarisation de la CORSE. Il ne peux y avoir d’économie durable sans aliénation du foncier par la collectivité (droit de préemption ou rachat par organisme public). Des outils régionaux existent ou ont existés. Comment créer une synergie entre agriculture et tourisme ? C’est l’hôtellerie qu’il faut développer pas l’immobilier.
Hélène SANCHEZ indique qu’il existe des propositions d’aliénations publiques (cf grenelle environnement à Corte : propositions des associations).Elle pose la question du tourisme équitable NORD-NORD (pas seulement nord-sud) avec une filière labellisée qui ferait la différence dans la destination.
Dominique TADDEI se prononce pour un élargissement Européen constitutionnel progressif des peuples de la méditerranée et contre la notion de souveraineté. Il préconise pour amorcer le dépérissement du clanisme la fin du cumul des mandats et des fonctions dans le temps dans l’espace et l’exigence d’une véritable parité (cf texte « la démocratie une idée neuve » ou « en finir avec le clientélisme » sur contra focu).
Concernant l’approche économique, il indique que se qui compte aujourd’hui est une économie « présentielle » c'est-à-dire l’attractivité d’un territoire (trouver un emploi de qualité ou des moyens de vie honorables). Le critère principal est le revenu pas la production. La Corse bénéficie d’une attractivité de type identitaire(+de 4500 habitants de plus par an depuis dix ans). La Corse est au 12é rang pour les revenus alors qu’elle était au 22 é il y 10 ans).
La discussion s’engage sur la production identitaire telle celle du vin corse symbole de réussite économique et qui résiste aux crises actuelles du vin. Le circuit court en économie doit être valorisé car moins polluant (absence de transports, pourvoyeur d’emplois…).
Elisabeth souligne l’importance de l’éducation dans notre région, trop de jeunes partent de l’école sans diplômes attiré par des emplois saisonniers qui fera d’eux des travailleurs précaires. L’éducation est un véritable investissement pour l’avenir.
Pour Sampiero SANGUINETTI le défaitisme est trop présent. Le bilan des 50 ans passées relève des éléments prés positifs tels le statut, l’université, l’audiovisuel ; les musées…Concernant l’agriculture, la CTC n’a pas de véritable politique agricole. Elle ne veut pas des agriculteurs car leur profession gène la spéculation foncière.
Fanfan GRIFFI se prononce pour un maillage Public-Privé dans les investissements productifs. On doit aider les entreprises qui investissent dans des projets orignaux et créatifs à long terme car elles manquent alors de fonds propres. Notre exigence doit être la qualité.
Dominique TADDEI s’interroge sur les moyens à mettre en œuvre pour faire pression sur la grande distribution. L’idée de consommer « corse » doit progresser. Le produit « corse » lorsqu’il existe est consommé. Des exemples de produits de grandes qualités trouvent acquéreurs malgré un prix élevé sont cités : fromages, vins…
La question des ressources pour la corse est alors soulevée par Hélène SANCHEZ. Quelles ressources pour quel développement ? La taxe sur les transports est elle un impôt archaïque ou moderne ? Les éco taxes développées par certaines iles (Sardaigne, Baléares) sont elles des exemples ? Il est à souligner que la taxe sur les transports aurait été un impôt affecté qui a perdu sont affectation !!! et que cette taxe fixe est la même pour un Bastia-paris que pour un Bonifacio-Santa Teresa. Que dire de la TIPP (produits pétroliers) affectée au budget régional qui augmente au même rythme que les prix du baril ? Parmi les taxes a réformer les taxes aéroportuaire qui représentent 1/3 du billet et qui ne sert qu’a financer des emplois qui ne paraissent pas avoir beaucoup d’utilité.
Quelles réponses aux urgences de la précarité, de la demande en logements sociaux, quelle répartition de la richesse pour un saut quantitatif ?
Sampiero pose la problématique de l’eau, véritable pétrole en Turquie qui la vend à toute la méditerranée alors qui en Corse elle peu valorisée. Il n’existe pas une politique cohérente de l’eau malgré la présence de l’Office hydraulique (a noter les travaux de l’université de l’eau à Corte).
Philipe OLLANDINI exprime le nécessaire questionnement dans un programme sur les questions de la ruralité, la solidarité du territoire pour résoudre durablement la désertification.
Sur la question des territoriales on sait qu’il n’y aura pas de modification de mode de scrutin. Certains pensent déjà au 3eme tour, ce qui est un déni de démocratie. Comment interpeller sur les questions de fonds, proposer une réflexion au débat, transformer les combats en débats ?
Fanfan GRIFFI pose la question du courage de « dire les choses, aborder les sujets qui fâchent, rompre avec une société de plus en plus névrosée ».Il existe un véritable besoin d’expression politique. Contra Focu en est l’exemple. Remplacer le slogan par le débat, avoir une démarche non partidaire, exprimer sa liberté...tout un programme.
Il a été décidé de diffuser le texte « corse 2030 » amélioré par notre débat dès septembre 2008, il sera soumis à des associations, groupes de réflexions et adressé aux principales forces de gauche et progressistes. Des textes seront mis en annexes pour completer).
Peut être faudra t-il faire preuve d’imagination pour formuler les idées ; les synthétiser, donner un nom à cette démarche, agrandir le cercle de la rencontre...La volonté politique peut changer la donne, un processus de réappropriation économique qui mêlerait création et métissage est possible
|
 |
| > Envoyer cet article à un ami |
|
 |
 |
| Septembre 2008 |
| L | M | M | J | V | S | D |
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | | 29 | 30 | | | | | | |
 |
|